Pavés centenaires
Le temps qui passe sur la pierre des vieilles villes. Ce que les rues ont vu, ce qu'elles continuent de porter, silencieusement.
des départs, des trains,
des visages, des mains
serrées, puis relâchées
des petites larmes, des drames,
des pleurs chaudes qui roulent sur les joues des enfants,
dans les yeux des parents
des embrassades, des trains
d’atterrissage
- des aéroports gris
qui, une fois parti,
s’effacent dans la nuit complice
un jour, tu as vu sur le quai un livre laissé sur un banc,
et le vent émeraude tourne ses pages légères,
un peu trop vite
et puis:
des escapades, des échappées belles, des retours, des rires, d’autre départs, plus amers
mais aussi:
des sourires, qui restent, cette fois pour de bon, dans nos petites valises,
dans nos poches,
dans nos coeurs emplis
de larmes et de voyages.
et d'autres trains, maintenant plus rapides,
qui déjà t'emmènent vers un arrêt sans nom
sur le quai déserté,
le vent emeraude ne souffle plus,
et les pages ont cessé de tourner
tu es arrivé.